Baccalauréat : c'est le branle-bas de combat
21 February 2018
J'avoue me souvenir avec une certaine nostalgie de ce qui, sur le coup, m'avait paru insupportable : les révisions du baccalauréat. Je pense, plus particulièrement, à trois des dix épreuves que j'avais eu à passer : la philosophie, l'histoire et la géographie. J'avais 17 ans en ce chaud mois de mai et pour mettre toutes les chances de mon côté, j'étais partie quelques jours à la campagne avec une amie… et nos cours. Du matin tôt jusqu'au soir très tard, nous nous récitions ces leçons que nous aurions dû apprendre tout au long de l'année. Nous nous expliquions mutuellement ce que nous n'avions pas compris, partant parfois dans des fous rires qui tenaient plus de la nervosité que du comique de la situation. Nous ne disposions que de peu de temps pour nous gaver de savoir. Cela s'appelle du bachotage. Il a été efficace : Véronique et moi avons décroché ce diplôme nécessaire à toute inscription à l'université. L'an passé plus de 700 000 élèves de terminale ont passé les fameux examens qui étaient différents selon qu'ils appartiennent à la filière math, littéraire, technique, professionnelle... Durant six ou sept jours, répartis sur trois semaines, ils ont planché sur une bonne dizaine