« Reconnaissons la nature comme sujet de droit »
12 April 2017
Dans son livre récemment paru « Un nouveau droit pour la terre », Valérie Cabanes propose une réforme du droit international. Selon cette juriste, celui-ci n’est pas en ce moment outillé pour protéger les conditions d’existence des générations à venir, ni pour protéger des environnements naturels vitaux dont la détérioration ne fait pas nécessairement des victimes directes dans un premier temps.Le but est d’introduire dans le droit pénal international de nouvelles valeurs et de nouveaux concepts juridiques qui permettent de considérer la destruction de l’environnement, ou écocide, comme un crime et qui permette à ses victimes de porter plainte et de se défendre.
Concrètement, cela signifie donner aux citoyens la possibilité d’un recours juridique contre les multinationales dont les modèles d’exploitation tels que l’utilisation de produits chimiques ou d’autres formes de pollution