Le pape qualifie l'assimilation des enfants autochtones au Canada de « génocide »
L'Église catholique a dirigé la plupart des pensionnats du Canada entre les années 1876 et 1996. Au cours de cette période, environ 150 000 enfants autochtones ont été retirés de leur foyer. Dans ces écoles, les enfants ont été victimes de mauvais traitements et ont souffert de malnutrition. Selon les estimations, plus de 3 000 élèves y sont morts au fil du temps.
Vendredi, lors de son vol retour vers Rome, le pape François a admis que ces pensionnats avaient perpetré l’équivalent d’un génocide. Il a qualifié ainsi le fait d’avoir enlevé des enfants à leurs parents, d’avoir voulu changer leur culture et leurs traditions et redéfinir leur appartenance raciale. « C'est vrai ; c'était un génocide », a conclu le Pontife.
Nous savons tous que le Vatican a parfois hésité à demander pardon pour certaines injustices historiques. Mais pas cette fois. Le pape s’est montré ferme. Il a également critiqué « les traditionalistes catholiques », qui « sont la foi morte des vivants ». Il a ac