Nous reviendrons d'abord sur la crise économique que traverse l’Allemagne. Embargo sur les ressources énergétiques russes, baisse mondiale de la consommation sont autant de facteurs qui impactent la première économie de l’Union européenne. À tel point que la coalition tripartite au pouvoir vient de se déchirer, obligeant le chancelier Olaf Scholz à appeler à des élections anticipées pour tenter de sortir de l’impasse. Nous reviendrons ensuite sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Le déploiement de soldats nord-coréens aux côtés de l’armée russe a pris les Occidentaux au dépourvu, d’autant qu’il s’est effectué au moment où le monde avait les yeux rivés sur la présidentielle américaine. Après une période de silence, l’OTAN a condamné l’intervention de la Corée du Nord.
Nous partirons ensuite pour la France, où se déroule le procès de Marine Le Pen et d’une vingtaine de cadres de son mouvement. La leader du Rassemblement national est accusée d’avoir profité de fonds européens pour financer l’activité de son parti d'extrême droite. Dans son réquisitoire, le parquet a demandé 5 ans d’inéligibilité, une peine qui disqualifierait Madame Le Pen de la prochaine élection présidentielle, qui aura lieu en 2027. Marine Le Pen clame son innocence et dénonce un procès politique. Le Rassemblement national est décidément au cœur de l’actualité cette semaine : le bras droit de Marine Le Pen, Jordan Bardella, vient de publier une autobiographie qui devrait devenir le best seller de cette fin d’année. La campagne de promotion orchestrée par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré ne parvient pas à faire oublier le contenu insipide de l’ouvrage : un outil de marketing politique qui vise surtout à humaniser Jordan Bardella, souvent critiqué pour sa froideur.
Enfin, nous partirons pour le Musée d’Orsay, qui propose une rétrospective sur l'œuvre du peintre impressionniste Gustave Caillebotte. L’exposition, intitulée Peindre les hommes, réunit plus de 60 toiles. Elle met en avant la modernité et le réalisme du regard que portait le peintre sur le corps masculin.
Mais tout de suite, direction l’Allemagne, qui fait face à une double crise, économique et politique.
La locomotive économique de l’Union européenne est en panne. Alors qu’elle vient de fêter les 35 ans de la chute du Mur de Berlin, l’Allemagne est empêtrée dans une crise économique, la plus grave en 20 ans, qui la fait plonger dans une période d’instabilité politique.
Vladimir Poutine a plus d’un tour dans son sac. Alors que la campagne présidentielle américaine battait son plein, le chef du Kremlin a pris à contrepied le camp occidental en faisant appel à plus de 10 000 soldats nord-coréens, venus en renfort auprès des troupes russes. Ils ont été déployés dans la région de Koursk dont une petite portion est tombée aux mains des Ukrainiens, il y a quelques mois.
Les soldats envoyés par Pyongyang, dans le cadre d’un accord militaire signé entre Vladimir Poutine et Kim Jong-Un, seront formés au combat par l’armée russe pour être ensuite envoyés sur le front ukrainien. Le corps d’armée envoyé par le président de la Corée du Nord appartient à une unité d’élite des forces spéciales, historiquement formée pour infiltrer la Corée du Sud.
Face à ce déploiement surprise, l’OTAN et ses alliés, déconcertés, ont tardé à réagir. D’autant que dans le même temps se déroulait le scrutin présidentiel aux États-Unis, qui a scellé le retour au pouvoir de Donald Trump. Une mauvaise nouvelle pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le magnat républicain ayant martelé durant sa campagne qu’il allait réduire l’aide financière octroyée par les États-Unis à l’Ukrai
« C’est ma mort politique qui est réclamée ». C’est les mots très durs de Marine Le Pen pour qualifier le réquisitoire du parquet à son encontre, lors du procès des « assistants parlementaires ».
Madame Le Pen, ainsi que 26 cadres de son parti, est soupçonnée d’avoir mis en place, entre 2004 et 2016, un système de détournement de fonds européens. À l'époque, le parti s’appelait encore « Front National » et Marine Le Pen en était la présidente, après avoir succédé à son père Jean-Marie.
Le parti d'extrême droite est accusé d’avoir utilisé ces fonds, en principe destinés à rémunérer les assistants des eurodéputés du Parlement de Strasbourg, pour financer des activités et les salaires de certains collaborateurs. La présidente est notamment accusée d’avoir eu recours aux fonds de Bruxelles pour payer, pendant des années, sa cheffe de cabinet ou encore son garde du corps. En tout, le préjudice s’élèverait à 6,8 millions d’euros.
Après un premier signalement effectué au sein du parlement européen, la justice française avait pris la suite et ouvert une enquête, jugeant que ces faits s’apparentaient à un financement illégal de parti. L’investigation avait permis de récupérer des documents a
C’est sans nul doute le livre « événement » de cette fin d’année. Le jeune président du Rassemblement national, et bras droit de Marine Le Pen, Jordan Bardella, vient de publier un ouvrage autobiographique intitulé Ce que je cherche.
Un livre qui mélange les anecdotes personnelles et les réflexions politiques de l’étoile montante de l'extrême droite française. L’intéressé a déclaré vouloir exposer « le reflet de son existence ». Un exercice surprenant pour ce responsable politique de 29 ans à l’expérience aussi courte. Avec ce livre, Jordan Bardella cherche avant tout à briser l’image de « cyborg froid » qui lui colle à la peau.
Avant même sa sortie, l’ouvrage avait défrayé la chronique. En cause, la décision de la régie publicitaire de la SNCF, l’opérateur ferroviaire national, de bannir toute publicité du livre dans les gares du pays. Une interdiction justifiée par l’indéniable portée politique de l’ouvrage. L’intéressé, lui, avait dénoncé une opération de « censure », profitant au passage d’un coup de pub inespéré, la nouvelle ayant fait la une de tous les médias.
Publié chez Fayard, prestigieuse maison d’édition appartenant au groupe de Vincent Bolloré, le livre bénéficie de la
Pour fêter les 130 ans de la naissance de Gustave Caillebotte, le musée d’Orsay propose une magnifique rétrospective de l’œuvre du peintre impressionniste, en mettant à l’honneur le sujet qui a le plus inspiré Caillebotte : les hommes.
Dans son exposition Peindre les hommes, le musée rassemble une soixantaine de tableaux dont les toiles les plus emblématiques du peintre. Un peu à l’image de Degas, qui a magnifié le corps féminin à travers ses toiles de danseuses, Caillebotte a, comme personne, mis en valeur le corps de l’homme.
Les toiles de Caillebotte capturent un mouvement, un instant volé, souvent chargé d’une dose d’homoérotisme. Ce sont les torses nus et la peau scintillante de sueur des raboteurs qui travaillent un plancher, les fesses athlétiques d’un homme qui se sèche après le bain ou encore un canotier endimanché surpris en plein effort tirant sur ses rames.
L’un des grands mérites de Caillebotte est de parvenir à représenter, à travers sa peinture, un moment de réalité pris sur le vif, qui place l'observateur en position de voyeur indiscret.
Ses perspectives le distinguent des autres impressionnistes. Elles sont modernes, presque cinématographiques : contre plongée, super