Mais pour l'instant, c'est la chancelière d'Allemagne qui tremble. Avec les résultats des dernières élections en Bavière, l'extrême droite demande sa démission.
Angela Merkel subit un échec cuisant
C'est un dimanche noir. Un de plus pour Angela Merkel, qui voit ses choix désavoués, scrutin après scrutin. On parle de « tremblement de terre », « de gifle historique ». On retiendra un échec cuisant pour celle qui est aux commandes de l'Allemagne depuis treize ans.
Le 14 octobre ont eu lieu des élections régionales en Bavière, dans le sud de la République fédérale. Depuis les années 50, ce Land est un bastion du centre-droit. La CDU de Merkel et sa déclinaison locale, la CSU, ont toujours obtenu la majorité absolue. Or, cette fois, si l'union CDU-CSU arrive en tête du vote, ses 35 % ne lui donnent plus la majorité absolue. La coalition a perdu dix points par rapport à 2013, ce qui va l'obliger à chercher une alliance pour gouverner.
Journaliste : une espèce en danger
Roussé est une superbe petite ville portuaire, située à la frontière roumaine, au nord-est de la Bulgarie. Avec ses bâtiments datant du XIXème siècle, ses mélanges de styles classique, baroque, Renaissance, gothique et rococo, la cité qui a vu naître l'écrivain Elias Canetti passe pour l'une des plus belles du pays. L'une des plus dangereuses aussi : Roussé serait actuellement un hub du blanchiment d'argent.
Le 6 octobre dernier, une jeune femme fait son jogging dans un parc qui longe la rive droite du Danube. Elle est tout juste âgée de 30 ans et s'appelle Victoria Marinova. Cette maman d'un petit garçon de 7 ans n'arrivera jamais au bout de sa course. Quelques heures après sa disparition, on retrouve son corps sauvagement mutilé. Elle a été frappée à la tête, étranglée et violée. La police déclare également que son téléphone portable, ses clés de voiture, ses lunettes et une partie de ses vêtements ont disparu. L'annonce de l'assassinat de cette journaliste qui dirigeait la chaîne de télévision régionale TVN provoque une vague d'indignation dans le pays, puis dans l'Europe entière. Aussitôt, les médias rappellent que la Bulgarie se classe dernière au sein de l'UE, en matière de l
Francophonie : À quoi ça sert ?
Je voudrais pouvoir vous dire que ce dix-septième sommet passionne la France entière, que les médias nous en dévoilent les coulisses et que nous sommes fiers de cette institution, ainsi que des valeurs qu'elle véhicule. J'aimerais être en mesure de vous raconter par le menu cette rencontre entre une cinquantaine de chefs d'États, qui s'est déroulée du 11 au 13 octobre, à Erevan, capitale de l'Arménie. Hélas, je vous dois la vérité : les Français se contre-fichent de la Francophonie et de ses rencontres tous les deux ans. Le sujet est évacué par la presse, à l'exception des programmes du service public. C'est dommage, car ce qui se joue dans cette réunion internationale est capitale. Pour Paris d'abord, et Emmanuel Macron l'a évidemment bien compris. C'est la raison pour laquelle le locataire de l'Elysée a quitté l'Hexagon pendant deux jours. En pleine crise de remaniement ministériel, depuis que le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a imposé sa démission à l'exécutif.
Il faut bien comprendre que le jeu en vaut la chandelle. Car de quoi parle-t-on ? Du nouveau sommet de l’Organisation internationale de la francophonie, l'OIF. Il s'agit d'une institution créée en mars 1970, qui
Des cowboys dans nos rues
Ils sont huit. Huit arrêtés signés de deux ministères. Huit textes dont la publication au Journal Officiel, le 7 octobre dernier, est presque passée inaperçue. Comme coincée entre le remaniement ministériel, la visite de Marine Le Pen à Matteo Salvini en Italie et la fin de l'hommage national à Charles Aznavour. On peut s'étonner du fait que si peu de médias aient traité du sujet car, en réalité, ces actes administratifs risquent de bouleverser notre quotidien. Pour un petit bout de temps.
Comme partout ailleurs dans le monde, la sécurité en France est assurée par l'État via en général la police et la gendarmerie, et, dans une moindre mesure, par des officines privées. Des agents de surveillance appelés vigiles. Jusqu'à présent, ces hommes n'étaient pas autorisés à porter des armes. Sauf dans certains secteurs, comme celui du transport d'argent, la protection de sites nucléaires ou celle de navires afin d'éviter qu'ils soient attaqués par des pirates. Bizarrement, des personnes armées sont également déployées à Disneyland, et c'est tout.
Depuis le 7 octobre, nous avons deux types de vigiles. Les premiers ne peuvent posséder que des armes de catégorie « D », c'est à dire des bâtons
Le livre qui fait trembler l'Elysée
Il y a d'abord cette première image. Celle d'une silhouette blonde qui fait des allers et retours dans la rue Jean Goujon, à quelques pas des Champs Elysées. Cette petite dame aux cheveux courts accompagne Enrico Macias, Serge Lama ou l'animateur Michel Drucker du point de contrôle tenu par la police jusqu'à l'église arménienne de Paris. Nous sommes le samedi 6 octobre, à l'enterrement du plus célèbre des chanteurs français : Charles Aznavour. La cérémonie réservée aux intimes et aux présidents français et arménien est fermée aux médias. Tous les médias. Et pourtant, un photographe travaille tranquillement à l'intérieur de l'édifice religieux. Il a l'exclusivité de la messe funèbre. Il appartient à l'agence photographique Bestimage, créée et dirigée par une incroyable septuagénaire, Mimi Marchand. La figure incontournable de la presse people, la mamie proche du couple Macron. Pour la première fois depuis son incroyable ascension dans le monde des médias et des puissants, le trône de Mimi vacille. Un livre sur son passé de gangster en jupe et de taularde lui est consacré.
« Mimi » – co-écrit par Jean-Michel Décugis, journaliste au Parisien, l'écrivaine Pauline Guéna et Marc Leplong