Les États-Unis et la Chine choisissent des chemins différents pour encadrer le développement de l’intelligence artificielle
À la suite d’un incident majeur au cours duquel un modèle d’OpenAI a piraté une plateforme concurrente, plus de 1 100 employés de la Silicon Valley ont appelé le gouvernement américain à ralentir le rythme du développement de l’intelligence artificielle. La Chine, en revanche, ne semble pas vouloir ralentir la cadence. Selon l’Indice de l’intelligence artificielle 2026 de Stanford, désormais, les modèles d’IA chinois affichent des performances presque équivalentes à celles des meilleurs systèmes américains.
Par ailleurs, la Chine a dépassé les États-Unis en matière de citations de travaux de recherche en IA, de dépôts de brevets et de déploiement de systèmes robotiques. Forte de ces avancées, elle s’attache désormais à bâtir son propre cadre de gouvernance de l’intelligence artificielle. En juillet, Pékin a fondé l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle. L’organisation compte 29 pays, mais exclut les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Union européenne.
La Chine cherche à s’imposer comme le chef de file du « Sud global » dans le domaine de l’intelligence artificielle. Elle propose des programmes de formation et défend le développement de logiciels d’I
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