Un PDG d’une compagnie pétrolière des Émirats arabes unis préside la conférence des Nations unies sur le changement climatique
La conférence des Nations unies sur le changement climatique se tient à Dubaï, du 30 novembre au 12 décembre. Elle compte 50 370 délégués, 15 063 ONG accréditées et 1 293 organisations médiatiques. Parmi eux, un nombre record de délégués de l'industrie des combustibles fossiles assistent à la conférence.
Environ 2 400 personnes liées aux industries du charbon, du pétrole et du gaz se sont inscrites pour participer aux négociations sur le climat de la COP28. Ce chiffre est inédit et dépasse le nombre total de participants des dix pays les plus exposés au changement climatique. À titre de comparaison, lors de la COP26 à Glasgow, il n'y avait que 500 délégués issus de l'industrie des énergies fossiles.
Le 21 novembre, le président de la COP28, Sultan Al-Jaber, un PDG d’une compagnie pétrolière des Émirats arabes unis, a fait une série de remarques qui ont eu l'effet d'une onde de choc. Il a notamment affirmé qu'il n'y avait pas de données scientifiques indiquant qu’il était nécessaire de renoncer totalement aux combustibles fossiles pour maintenir le réchauffement climatique sous le seuil critique de 1,5 C°.