Marche contre l’antisémitisme en France : l'extrême droite se joint au mouvement, tandis que l'extrême gauche s'y refuse
Dimanche, plus de 182 000 personnes ont participé à des manifestations contre l'antisémitisme à Paris et dans d'autres villes de France. Ces marches ont été lancées à l’initiative des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale pour montrer leur soutien aux valeurs « républicaines » françaises, leur solidarité avec la communauté juive du pays et leur rejet de l'antisémitisme.
La situation est tendue dans le pays depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, et les opérations militaires israéliennes qui ont suivi dans la bande de Gaza. Le mois dernier, plus de 1 240 actes antisémites ont été signalés et plus de 500 personnes ont été arrêtées dans le pays.
Des représentants de la plupart des grands partis politiques ont participé aux manifestations, y compris Marine Le Pen et Jordan Bardella du Rassemblement national, un parti d'extrême droite. En revanche, le chef du parti d'extrême gauche La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a refusé de participer à cet évènement, qu’il a décrit comme un rendez-vous des « amis du soutien inconditionnel au massacre ». La France insoumise refuse de qualifier le Hamas d'organisation terroriste.