Le boycott diplomatique des Jeux Olympiques d'hiver de Pékin changera-t-il quelque chose ?
La semaine dernière, les États-Unis ont annoncé qu'ils n'enverraient pas de délégation diplomatique aux Jeux Olympiques d'hiver de 2022 à Pékin. Depuis, plusieurs autres pays ont suivi l’exemple des États-Unis, notamment la Nouvelle-Zélande, la Grande-Bretagne, l'Australie et le Canada. Le ministre des Affaires étrangères de la Lituanie a également annoncé qu'il n'y participerait pas.
La Chine est accusée de violations des droits de l'homme à l'encontre des Ouïghours et d'autres musulmans dans la région du Xinjiang. En outre, les démocraties occidentales s'inquiètent de la répression exercée par Pékin contre les libertés politiques et les manifestations pro-démocratie à Hong Kong. La Chine dément toutes ces accusations. Elle affirme que son objectif est de « rééduquer » les Ouïghours et les autres musulmans.
Les pays de l'UE peinent à parvenir à une position commune sur le boycott visant à attirer l’attention sur les violations des droits de l'homme commises par la Chine. Selon le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, il ne sera pas facile pour l'UE de s’accorder rapidement sur une position commune. Nombreux sont ceux qui remettent en question l'efficacité du boycott d’évé