La Pologne envisage de quitter la convention sur les violences faites aux femmes
Enhardi par sa victoire de justesse aux élections ce mois-ci, le gouvernement polonais envisage, malgré les critiques des dirigeants de l’Union européenne, de se retirer d’un traité visant à réduire la violence domestique et à protéger les droits des femmes. Le ministre polonais de la Justice a officiellement demandé au ministère de la Famille de commencer à préparer la sortie de la Convention d’Istanbul. Il n’a pas été précisé quand un avis officiel de retrait serait publié.
Le projet de la Pologne de se retirer de cette convention devrait toutefois faire face à une vive résistance. La simple évocation de la perspective de ce retrait par le gouvernement a incité des milliers de manifestants à descendre dans la rue ce week-end et a alarmé le Conseil de l’Europe, une organisation de défense des droits de l’homme, qui compte 47 pays membres.
Depuis son ouverture à la signature en 2011 à Istanbul en Turquie, cette convention a été ciblée par des chefs de file d’extrême droite et nationalistes en Europe centrale et en Europe de l’Est. Elle est devenue le symbole de leur bataille contre les influences de la culture occidentale qu’ils prétendent trop libérale. Sa ratification est au point