Poutine étend le statut d’« agent de l’étranger » pour cibler des journalistes
Lundi dernier, le président russe Vladimir Poutine a signé une loi controversée sur les médias, qui autorise le gouvernement russe à qualifier les journalistes indépendants et les blogueurs d'« agents de l’étranger » s'ils reçoivent de l'argent d’une source étrangère.
Cette décision a été largement condamnée par des journalistes, des défenseurs des droits de l'homme et des organisations internationales telles que l'UE et Amnesty International. Elle est perçue comme une tentative manifeste d'étouffer les critiques formulées à l'encontre du gouvernement russe à la suite des manifestations anti-Poutine, les plus importantes de ces dernières années. Les groupes et les personnes concernés sont tenus de mentionner leur statut d’« agent de l’étranger » dans leurs publications. Les opposants à cette loi estiment qu’elle risque d’intimider les journalistes dans un contexte où la liberté de la presse et la liberté d'expression sont déjà sévèrement restreintes.
L’expression « agent de l’étranger », qui était utilisée à l'époque de l’Union soviétique pour désigner les dissidents politiques, a une connotation extrêmement négative. Des lois existantes permettaient déjà de désigner certains médias