L’Islande dit « ekki » à l’Europe
9 September 2026
Johann Ragnarsson / Shutterstock
En même temps, entre Reykjavik et Bruxelles, c’est de l’histoire ancienne. L’Islande avait déposé sa candidature en 2009, en pleine crise financière, avant de suspendre les discussions six ans plus tard. Depuis, le débat revient régulièrement. D’autant que ce petit pays de 400 000 habitants vit déjà largement dans l’espace européen : membre de l’Espace économique européen et de l’espace Schengen, il bénéficie notamment de la libre circulation. Un pied dedans, donc. Un autre, dehors.
Cette fois, pourtant, les sondages annonçaient une légère avance du « oui ». Ah, les sondages ! Mais le pays est divisé. D’un côté, Reykjavik, la capitale, plutôt européenne. De l’autre, le reste du pays, majoritairement hostile à une reprise des négociations.
Derrière cette fracture se pose surtout la question de la pêche. Un