Géorgie : le rêve d'Occident
15 March 2023
C'est fini.
Du moins pour le moment . Le gouvernement géorgien a fini par
retirer sa loi sur les «
agents étrangers », le 9 mars. Le Premier ministre, Irakli Garibachvili,
a cédé aux fortes critiques occidentales et, surtout,
il a reculé face à la rue. Les 7 et 8 mars, des milliers de personnes s'étaient, en effet,
rassemblées à Tbilissi, la capitale de la Géorgie, et dans d'autres grandes villes de ce petit pays du Sud Caucase, contre le projet de loi, qu’elles considèrent comme une
virée autoritaire. La police les a gazées,
arrosées aux canons à eau et emprisonnées. Mais les manifestants
n'ont rien cédé. Et les démocrates ont fini par gagner.
Le parti au pouvoir, créé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, Rêve géorgien, et son allié, le mouvement Pouvoir au peuple,
ont été contraints de retirer le texte.
Heureusement, car ce projet de loi prévoyait que les organisations non gouvernementales et les médias recevant plus de 20 %
de leur financement de l’étranger s’enregistrent
en tant qu’«
agents de l’étranger »,
sous peine d’amende. Il s'agit d'une copie d'un texte répressif adopté par la Douma, d'où son surnom de «
loi russe ».
Son but ? Attaquer les
groupes financés par l’Occi