L’autocratie biélorusse s’étend jusqu’à Tokyo
11 August 2021
L’athlète avait trouvé refuge à l’ambassade de Pologne à Tokyo après avoir échappé à un rapatriement forcé en Biélorussie.
Quelques jours auparavant, dans une vidéo Instagram, elle avait critiqué la Fédération d’athlétisme de son pays, qui voulait l’obliger, au dernier moment, à participer au relais 4 × 400 mètres, une course pour laquelle elle ne s’était pas entraînée : elle n’était censée disputer que le 100 mètres et 200 mètres et la décision l’avait indignée. L’entraîneur de l’équipe nationale avait alors essayé de la persuader de se rétracter et de rentrer en Biélorussie.
En même temps, la télévision biélorusse diffusait la version officielle de l’incident. « Ils avaient déjà décidé que j’étais mentalement malade et que je devais être retirée des Jeux », dit-elle. « Mes parents m’ont appelée et m’ont dit de ne pas rentrer. »
Alors qu’elle se trouvait à l’aéroport de Tokyo-Haneda pour être rapatriée, Timanovskaïa, craignant de se retrouver en prison, a obtenu l’aide du