Laurent Vinatier, français et prisonnier politique en Russie
Ce spécialiste de l’espace post-soviétique de 49 ans est accusé d’espionnage. Officiellement, les autorités russes lui reprochent de ne pas s’être enregistré comme « agent de l’étranger ». Une formalité transformée pour l’occasion en crime d’État. Le chercheur encourt vingt ans de prison sans que l’on sache quand et si la sentence va tomber. Ses parents n’osent pas imaginer ce scénario. « On ne le reverra plus jamais, compte tenu de notre âge, on sera morts avant », confie sa mère, la veille du procès, sur la chaîne publique, France 2. Il est vrai que tout semble écrit d’avance. La France dénonce d’ailleurs un dossier monté de toutes pièces et rappelle que la justice russe a pour habitude de démarrer un nouveau procès pour prolonger