La France rattrapée par sa responsabilité dans le génocide rwandais
7 April 2021
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À l’époque Paris soutient le gouvernement en place à Kigali. Dirigé par des membres de l’ethnie majoritaire dans le pays, les Hutus, l’exécutif va peu à peu se radicaliser pour déboucher sur l’horreur absolue : entre avril et juin 1994, il encourage et facilite l’assassinat systématique de membres de la minorité tutsi et de Hutus modérés. En l’espace de trois mois, plus de 800.000 hommes, femmes et enfants sont massacrés.
Depuis, la question de la responsabilité de la France dans ce génocide se pose. Pour tenter d’y répondre, l’actuel président français, Emmanuel Macron, a choisi d’ouvrir les archives de l’époque aux chercheurs. Pendant deux ans, une commission d’historiens a épluché près de 8.000 documents : des notes de synthèse, des télégrammes, des rapports des services secrets… Ils ont rendu, fin mars, leur travail. Au long de ses 1.200 pages, le rapport Duclert –du nom de Vincent Duclert, le président de cett