À Malte, on achève bien les...journalistes
25 October 2017
Quelques heures après l'annonce de l'explosion de sa voiture de location, dans l'après-midi du 16 octobre, des milliers de Maltais se retrouvent spontanément dans les rues de La Valette. Bougies à la main, ils tiennent à rendre hommage à la journaliste d'investigation, à la blogueuse, Daphne Caruana Galizia. Ils sont silencieux, comme sidérés par cet assassinat qui a eu lieu à quelques mètres du domicile de la journaliste, au nord de l'île. Le lendemain, des dizaines de citoyens se rassemblent, cette fois devant le tribunal de la capitale, pour réclamer « Justice pour Daphne ». Ils ont raison, mais je crains qu'ils n'obtiennent jamais satisfaction... Oh, bien sûr, le premier ministre de centre-gauche, Joseph Muscat, dit n'avoir « de cesse que justice soit faite ». Mais on peine à le croire. Muscat et son entourage étant la cible privilégiée de celle que le magazine Politico avait qualifiée en 2017 de « WikiLeaks entier en une seule femme ».
À 53 ans, cette mère de trois garçons dénonçait sans relâche la corruption et le manque de transparence sur cette île qui recèle plus de 70 000 sociétés offshores et de nombreux sièges de casinos. Mais c'est avec l'Affaire des Panama Papers que