Les défis qui attendent le président Macron
Après le vote sur Brexit et l’élection inattendue de Donald Trump, le scrutin présidentiel du 7 mai avait dépassé le cadre de la France pour devenir un référendum sur l’Europe et sur la mondialisation. Pour reprendre les mots d’Alain Frachon, éditorialiste du Monde, on craignait que la France réponde à la globalisation des échanges, aux flux migratoires, au multiculturalisme, bref à tout ce qui fragilise nos sociétés, en cédant aux illusions du cocktail « trumpiste » : xénophobie, protectionnisme et repli sur soi. On savait aussi que l’Europe ne survivrait pas à l’élection de Marine Le Pen.
On a sans doute des raisons de se réjouir du fait que l’extrémisme de droite vient d’être rejeté en France comme il l’a été récemment aux Pays-Bas et en Autriche. En même temps, il est impossible d’ignorer la vague protestataire issue des fractures sociales et culturelle