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Adjectives ending in: gu, er, el, (i)en, on, eil, and ul

Catherine: Vu que la célébration annuelle internationale de la femme vient d’avoir lieu, parlons de la place actuelle des femmes dans la société. La proportion moyenne de femmes dans les noms de rues n’est encore aujourd’hui que de 2%.
Guillaume: Et en plus les rues « féminines » sont plus souvent des impasses exigües que des boulevards ! J’imagine que les nouvelles rues qui sont créées portent plus souvent des noms de femmes.
Catherine: Absolument ! C’est en effet une bonne solution envisagée pour régler ce problème : favoriser particulièrement les femmes dans l’attribution du nom des nouvelles rues. Le problème, c’est que la plupart des villes françaises sont très anciennes. Donc, la création de rues n’est pas monnaie courante.
Guillaume: Si je comprends bien, la situation évolue grâce à des actions ponctuelles mais ce n’est pas suffisant pour inverser la tendance traditionnelle.
Catherine: Oui ! C’est pour ça qu’un collectif de femmes « Nous toutes » a proposé de rebaptiser de vieilles rues.
Guillaume: Quelle horreur !
Catherine: Tu n’as pas honte, Guillaume, de parler ainsi !?
Guillaume: Je t’arrête tout de suite, je trouve les idées machistes nulles et indéfendables ! Mais tu connais l’administration française…
Catherine: Oui et alors ?
Guillaume: Changer d’adresse est une réelle épreuve… Imagine tous les courriers et justificatifs de domicile que les habitants devraient envoyer à toutes les administrations si l’appellation officielle de la moitié des rues changeait du jour au lendemain
Catherine: Tu n’as pas tort
Guillaume: Au fait, tu ne m’as pas dit le nom de la femme qui est la plus à l’honneur dans les rues françaises.
Catherine: Eh bien, sa popularité particulière est due à la place essentielle qu’occupait autrefois la religion chrétienne dans la société française.
Guillaume: Jeanne d’Arc ?
Catherine: Non, elle est numéro 3 ! En fait, la femme qui arrive en première position est « Notre Dame ».
Guillaume: Je vois. Et quelles sont les autres femmes en tête ? Attends, ne me dis rien. Je parie qu’il y a la première femme à avoir remporté le prix Nobel : Marie Curie.
Catherine: Exact ! Elle est numéro 2. Il y a aussi quelques artistes comme la chanteuse à la voix unique, à la fois grave et aigüe, le symbole de la vie culturelle du milieu du 20ème siècle
Guillaume: Edith Piaf !
Catherine: Bravo ! On trouve également beaucoup de rues Colette, Elsa Triolet, Camille Claudel, George Sand mais aussi Hélène Boucher, Maryse Bastié, Jacqueline Auriol.
Guillaume: Qui étaient les trois dernières ?
Catherine: De grandes aviatrices.
Guillaume: Et pourquoi donner la part belle aux aviatrices ?...
Catherine: La raison est sans doute que ces femmes ont défendu l’émancipation des femmes en choisissant cette voie professionnelle autrefois réservée aux hommes. En sixième position du classement figure enfin une autre féministe qui est la première à avoir une station de métro parisienne qui lui est entièrement dédiée : Louise Michel.
Guillaume: Louise Michel ?
Catherine: Cette institutrice a été une grande militante pour l’égalité des hommes et des femmes et a participé à la Commune en 1871. Elle a écrit : « La question des femmes est surtout à l’heure actuelle inséparable de la question de l’humanité ».
Guillaume: Ses paroles sont malheureusement toujours vraies à l’heure actuelle.
Catherine: Tout n’est pas noir, Guillaume. Il existe par exemple une ville en Indre qui a une particularité singulière. Plus de 95% de ses rues portent depuis 1974 des noms de femmes.
Guillaume: Et comment s’appelle-t-elle ?
Catherine: La Ville-aux-Dames !