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Chers auditeurs, bonjour. Nous sommes le 6 mars 2019 et c’est Jacques, au micro, qui vous présente cette nouvelle édition de notre programme hebdomadaire.

Nous nous rendons d’abord à Paris où, comme dans toutes les grandes ville, maintenir la propreté est devenu un casse-tête permanent.

Paris est-elle une ville sale ?

Le Monde du 20 février consacre un article à de nouvelles mesures mises en place par la Mairie de Paris pour affronter le problème de la saleté.

L'une de ces mesures consistera à équiper les espaces publics d'une nouvelle génération d'urinoirs, amovibles et écologiques ceux-ci. L'autre est une nouvelle arme contre les rats : la glace carbonique qui, déposée dans les terriers, asphyxie les rongeurs en se réchauffant. Cette méthode, expérimentée avec succès aux États-Unis, permet d'exterminer de 90 à 100 % des animaux visés.

Mais ceci ne donne qu'une petite idée du problème auquel font face des métropoles comme Paris et que l'opposition ne manquera pas d'exploiter lors de la prochaine campagne pour les élections municipales de 2020.

Anne Hidalgo, la maire socialiste, est déjà la cible de La République en marche, le parti fondé par Emmanuel Macron, qui dénonce « les tags épouvantables, les poubelles qui débordent, les voitures rayées, les services de la Mairie qui ne sont jamais là quand il faut. »

Avec plus de 21 000 habitants au km2, Paris est l'une des grandes villes les plus denses du monde. Elle reçoit en plus 1,2 million de visiteurs par jour et 32 millions de touristes par an.

Maintenir un semblant de propreté dans une telle fourmilière est un véritable casse-tête.

Les espaces publics – grandes places, quais, espaces verts – sont plus fréquentés qu'avant, particulièrement en été : on y pique-nique à toute heure du jour et de la nuit. La nourriture et les boissons à emporter ont fait exploser la quantité des contenants et emballages jetables. L'interdiction de fumer dans les lieux publics a entraîné la prolifération des mégots sur les trottoirs.

À cela s'ajoute la collection des ordures ménagères et des encombrantscanapés, matelas, baignoires, meubles, radiateurs, portes vitrées – que les Parisiens abandonnent sur les trottoirs, sans oublier la gestion des sans-abris.

Au cours de son mandat, Anne Hidalgo a augmenté les effectifs de nettoyage, une armée de 7 000 personnes – éboueurs, balayeurs, conducteurs, etc. – ainsi que le nombre des inspecteurs chargés d'identifier et de verbaliser les contrevenants.

Les immeubles de bureaux doivent maintenant être équipés de cendriers à leurs points d'entrée et de sortie. Et il en va de même pour les cafés, sous peine de se voir retirer leur autorisation de terrasse.

« La propreté dépend aussi des comportements de chacun », a rappelé Mme Hidalgo. La maire de Paris entend mener « une bataille culturelle » contre les « incivilités qui dégradent le visage de Paris. »